Original text (French)
Art. 3. Obligations de vigilance à l'égard de la clientèle (1) Les professionnels sont obligés d’appliquer des mesures de vigilance à l'égard de leur clientèle dans les cas suivants : a) lorsqu'ils nouent une relation d'affaires ; b) lorsqu’ils exécutent, à titre occasionnel, une transaction : i) d’un montant égal ou supérieur à 15.000 euros, que cette transaction soit exécutée en une seule ou en plusieurs opérations qui semblent être liées ; ii) constituant un transfert de fonds au sens de l’article 3, point 9), du règlement (UE) 2023/1113, supérieur à 1.000 euros ; ou iii) constituant un transfert de crypto-actifs supérieur à 1.000 euros ; ba) dans le cas de personnes négociant des biens, lorsqu'elles exécutent, à titre occasionnel, des transactions en espèces d'un montant égal ou supérieur à 10.000 euros, que la transaction soit exécutée en une seule ou en plusieurs opérations qui semblent être liées ; bb) dans le cas de prestataires de services de jeux d'argent et de hasard, lors de la collecte de gains, lors de l'engagement d'une mise, ou dans les deux cas, lorsqu'ils concluent une transaction d'un montant égal ou supérieur à 2.000 euros, que la transaction soit exécutée en une seule ou en plusieurs opérations qui semblent être liées ; c) lorsqu'il y a suspicion de blanchiment ou de financement du terrorisme, indépendamment de tous seuils, exemptions ou dérogations applicables ; d) lorsqu'il existe des doutes concernant la véracité ou la pertinence des données précédemment obtenues aux fins de l'identification d'un client. Un règlement grand-ducal peut modifier le montant des seuils prévus au présent paragraphe. (2) Les mesures de vigilance à l'égard de la clientèle comprennent : a) l'identification du client et la vérification de son identité, sur la base de documents, de données ou d'informations de sources fiables et indépendantes, y compris, le cas échéant, les moyens d’identification électronique et les services de confiance pertinents prévus par le règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE, dénommé ci-après « règlement (UE) n° 910/2014 », ou tout autre processus d’identification sécurisé, électronique ou à distance, réglementé, reconnu, approuvé ou accepté par les autorités nationales concernées ; b) l'identification du bénéficiaire effectif et la prise de mesures raisonnables pour vérifier son identité, à l’aide des informations ou données pertinentes obtenues d’une source fiable et indépendante, de telle manière que le professionnel ait l'assurance de connaître ledit bénéficiaire effectif, ainsi que, pour les personnes morales, les fiducies, les trusts, les sociétés, les fondations et les constructions juridiques similaires, la prise de mesures raisonnables pour comprendre la structure de propriété et de contrôle du client. Pour les clients qui sont des personnes morales, le professionnel identifie et prend des mesures raisonnables pour vérifier l’identité des bénéficiaires effectifs au moyen des informations suivantes : i) l’identité des personnes physiques, si elles existent, qui en dernier lieu détiennent une participation de contrôle au sens de l’article 1er, paragraphe (7), point a), point i), dans une personne morale ; et ii) dès lors que, après avoir appliqué le point i), il existe des doutes quant au fait de savoir si les personnes ayant une participation de contrôle sont les bénéficiaires effectifs, ou dès lors qu’aucune personne physique n’exerce de contrôle au travers d’une participation, l’identité des personnes physiques, si elles existent, exerçant le contrôle de la personne morale par d’autres moyens ; et iii) lorsqu’aucune personne physique n’est identifiée dans le cadre de la mise en œuvre des points i) et ii), l’identité de toute personne physique pertinente qui occupe la position de dirigeant principal. Les professionnels conservent les informations relatives aux mesures prises ainsi qu’à toutes difficultés rencontrées durant le processus de vérification. Pour les clients qui sont des constructions juridiques, les professionnels identifient les bénéficiaires effectifs et prennent des mesures raisonnables pour vérifier l’identité de ces personnes au moyen des informations suivantes : i) pour les fiducies et les trusts, l’identité du ou des constituants, du ou des fiduciaires ou trustees, du ou des protecteurs, le cas échéant, des bénéficiaires ou, lorsque les personnes qui seront les bénéficiaires de la construction ou de l’entité juridique n’ont pas encore été désignées, la catégorie de personnes dans l’intérêt principal de laquelle la construction ou l’entité juridique a été constituée ou opère et de toute autre personne physique exerçant le contrôle en dernier ressort sur la fiducie ou le trust par propriété directe ou indirecte ou par d’autres moyens, y compris au travers d’une chaîne de propriété ou de contrôle ; ii) pour d’autres types de constructions juridiques similaires à des fiducies ou à des trusts, l’identité de toute personne occupant des fonctions équivalentes ou similaires à celles visées au point i) ; c) l’évaluation et la compréhension de l’objet et de la nature envisagée de la relation d’affaires et, le cas échéant, l'obtention d'informations sur l'objet et la nature envisagée de la relation d'affaires ; d) l'exercice d'une vigilance constante de la relation d'affaires, notamment en examinant les transactions conclues pendant toute la durée de cette relation d'affaires et, si nécessaire, sur l'origine des fonds, de manière à vérifier que ces transactions sont cohérentes par rapport à la connaissance qu'a le professionnel de son client, de ses activités commerciales et de son profil de risque, et en s’assurant que les documents, données ou informations obtenus dans l’exercice du devoir de vigilance à l’égard de la clientèle restent à jour et pertinents. A cette fin, les professionnels examinent les éléments existants, et ceci en particulier pour les catégories de clients présentant des risques plus élevés. L’obligation d’identification et de vérification prévue à l’alinéa 1er, points a) et b), comprend également, le cas échéant : a) pour tous les clients, l’obligation de vérifier que toute personne prétendant agir au nom ou pour le compte du client est autorisée à le faire ainsi que d’identifier et de vérifier l’identité de cette personne ; b) pour les clients qui sont des personnes morales ou des constructions juridiques : i) l’obligation de comprendre la nature de leur activité ainsi que leur structure de propriété et de contrôle ; ii) l’obligation de vérifier le nom, la forme juridique et l’existence actuelle de la personne morale ou de la construction juridique, notamment en obtenant une preuve de constitution ou une preuve analogue d’établissement ou d’existence actuelle ; iii) l’obligation d’obtenir des renseignements concernant le nom du client, les noms des administrateurs de fiducies, la forme juridique, l’adresse du siège social et, si elle est différente, celle de l’un des principaux lieux d’activité, les noms des personnes pertinentes occupant des fonctions de direction de la personne morale ou de la construction juridique ainsi que les dispositions régissant le pouvoir d’engager la personne morale ou la construction juridique. Dans le cas d’une transaction immobilière, les professionnels visés à l’article 2, paragraphe (1), points 10 et 10bis, sont obligés d’appliquer des mesures de vigilance à l’égard de leur clientèle aussi bien vis-à-vis des acquéreurs que des vendeurs du bien immobilier. (2bis) Les professionnels appliquent chacune des obligations de vigilance à l’égard de la clientèle figurant au paragraphe (2). A l’exception de l’identification prévue à l’article 3, paragraphe (2), lettres a) et b), les professionnels déterminent l’étendue de ces mesures en fonction de leur appréciation des risques liés aux types de clients, aux pays ou zones géographiques et aux produits, services, transactions ou canaux de distribution particuliers. En toutes circonstances, les professionnels procèdent à l’identification du client et du bénéficiaire effectif telle que visée au paragraphe (2). Les professionnels prennent en considération, dans leur évaluation des risques de blanchiment et de financement du terrorisme, liés aux types de clients, aux pays et zones géographiques et aux produits, services, opérations ou canaux de distribution particuliers, les variables de risques liées à ces catégories de risques. Ces variables, prises en compte de manière individuelle ou combinée, peuvent augmenter ou diminuer le risque potentiel et, par conséquent, avoir une incidence sur le niveau approprié des mesures de vigilance à mettre en œuvre. Ces variables comprennent notamment les variables énoncées à l’annexe II. Les professionnels doivent être en mesure de démontrer aux autorités de contrôle ou aux organismes d’autorégulation que les mesures qu’ils appliquent conformément au présent article, aux articles 3-1, 3-2 et 3-3 et aux mesures prises pour leur exécution sont appropriées au regard des risques de blanchiment et de financement du terrorisme qui ont été identifiés. Les professionnels ne s’appuient pas exclusivement sur des registres centraux tels que ceux visés à l’article 30, paragraphe (3) et à l’article 31, paragraphe 3bis, de la directive (UE) 2015/849 pour remplir leurs obligations de vigilance à l’égard de la clientèle conformément au présent article, aux articles 3-1, 3-2 et 3-3 et aux mesures prises pour leur exécution. Les professionnels remplissent ces obligations en appliquant une approche fondée sur les risques. (2ter) Dans le cas de l'assurance vie ou d'autres types d'assurance liée à des placements, conclus ou négociés par eux, outre les mesures de vigilance requises à l'égard du client et du bénéficiaire effectif, les établissements de crédit et les établissements financiers appliquent les mesures de vigilance énoncées ciaprès à l'égard des bénéficiaires de contrats d'assurance vie et d'autres types d'assurance liée à des placements, dès que les bénéficiaires sont identifiés ou désignés : a) dans le cas de bénéficiaires qui sont des personnes ou des constructions juridiques nommément identifiées, relever leur nom ; b) dans le cas de bénéficiaires qui sont désignés par leurs caractéristiques, par catégorie ou par d'autres moyens, obtenir suffisamment d'informations sur ces bénéficiaires pour donner l'assurance aux établissements de crédit ou aux établissements financiers d'être à même d'établir l'identité du bénéficiaire au moment du versement des prestations. En ce qui concerne l’alinéa 1er, points a) et b), la vérification de l'identité des bénéficiaires intervient au moment du versement des prestations. En cas de cession partielle ou totale à un tiers d'une assurance vie ou d'un autre type d'assurance liée à des placements, les établissements de crédit et les établissements financiers ayant connaissance de cette cession identifient le bénéficiaire effectif au moment de la cession à la personne physique ou morale ou à la construction juridique qui reçoit pour son propre profit la valeur du contrat cédé. Les établissements de crédit et les établissements financiers prennent en compte le bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie comme un facteur de risque pertinent lorsqu’ils déterminent si des mesures de vigilance renforcées sont applicables. Si un établissement de crédit ou un établissement financier établit que le bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie qui est une personne morale ou une construction juridique présente un risque plus élevé, les mesures de vigilance renforcées devraient comprendre des mesures raisonnables pour identifier et vérifier l’identité du bénéficiaire effectif du bénéficiaire du contrat d’assurance vie au moment du versement des prestations. Ils procèdent à une déclaration d’opérations suspectes à la CRF, si les circonstances donnent lieu à un soupçon de blanchiment ou de financement du terrorisme. (2quater) Dans le cas de bénéficiaires de fiducies, de trusts ou de constructions juridiques similaires qui sont désignés par des caractéristiques ou une catégorie particulières, les professionnels recueillent suffisamment d’informations sur le bénéficiaire pour se donner l’assurance d’être à même de pouvoir identifier le bénéficiaire au moment du versement des prestations ou au moment où le bénéficiaire exerce ses droits acquis (4) La vérification de l'identité du client et du bénéficiaire effectif doit avoir lieu avant l'établissement d'une relation d'affaires ou l'exécution de la transaction. Lorsqu’ils nouent une nouvelle relation d’affaires avec une société ou une autre entité juridique, une fiducie, un trust ou une construction juridique présentant une structure ou des fonctions similaires à celles d’un trust pour lesquels des informations sur les bénéficiaires effectifs doivent être enregistrées en vertu de l’article 30 ou 31 de la directive (UE) 2015/849, les professionnels recueillent la preuve de l’enregistrement ou un extrait du registre et comparent leurs informations à celles des registres pour y déceler soit d’éventuelles données erronées ou le défaut de tout ou partie des données soit le défaut d’une inscription, d’une modification ou d’une radiation. Les professionnels procèdent de façon identique dans le cadre de l’exercice de la vigilance constante de la relation d’affaires. Toutefois la vérification de l'identité du client et du bénéficiaire effectif peut avoir lieu durant l'établissement d'une relation d'affaires s'il est nécessaire de ne pas interrompre l'exercice normal des activités et lorsqu'il y a un faible risque de blanchiment ou de financement du terrorisme. Dans de telles situations, ces mesures sont prises le plus tôt possible après le premier contact et les professionnels prennent des mesures pour gérer efficacement le risque de blanchiment et de financement du terrorisme. Par dérogation à l’alinéa 1er du présent paragraphe, l’ouverture d'un compte auprès d’un établissement de crédit ou d’un établissement financier, y compris d’un compte permettant des transactions sur des valeurs mobilières, est admise à titre exceptionnel, si cela est essentiel pour ne pas interrompre le déroulement normal des affaires et que les risques de blanchiment et de financement du terrorisme sont efficacement gérés, à condition que des garanties suffisantes soient mises en place afin de faire en sorte que des transactions ne soient pas réalisées par le client ou pour son compte avant qu'il n'ait été complètement satisfait aux obligations de vigilance à l’égard de la clientèle prévues au paragraphe (2), points a) et b) et que les mesures nécessaires pour y satisfaire soient prises dès que cela est raisonnablement possible. La tenue de comptes anonymes, de livrets d’épargne anonymes ou de coffres-forts anonymes et de comptes sous des noms manifestement fictifs est interdite. La tenue de comptes numérotés, de livrets d’épargne numérotés ou de coffres-forts numérotés est interdite. Un professionnel qui n'est pas en mesure de se conformer au paragraphe 2, points a) à c) et, le cas échéant, aux paragraphes (2ter) et (2quater), ne doit pas exécuter une transaction par compte, ni établir une relation d'affaires, ni exécuter une transaction, et doit mettre un terme à la relation d'affaires et doit envisager de transmettre une déclaration d’opération suspecte à la CRF, conformément à l'article 5. L’alinéa 4 n’est pas applicable aux professionnels visés à l’article 2, paragraphe (1), points 8, 9, 11, 11bis, 12 et 13, lettre a), à la stricte condition que ces personnes évaluent la situation juridique de leur client ou exercent leur mission de défense ou de représentation de ce client dans une procédure judiciaire ou concernant une telle procédure, y compris dans le cadre de conseils relatifs à la manière d'engager ou d'éviter une telle procédure. Les professionnels doivent également adopter des procédures de gestion des risques en ce qui concerne les conditions dans lesquelles un client pourra bénéficier de la relation d’affaires avant la vérification de l’identité. Dans les cas où les professionnels suspectent qu’une transaction se rapporte au blanchiment ou au financement du terrorisme et peuvent raisonnablement penser qu’en s’acquittant de leur devoir de vigilance ils alerteraient le client, ils peuvent choisir de ne pas accomplir cette procédure et de transmettre une déclaration d’opération suspecte à la CRF. (5) Les professionnels sont tenus d’appliquer les procédures de vigilance à l'égard de la clientèle non seulement à tous leurs nouveaux clients, mais aussi, aux moments opportuns, à la clientèle existante en fonction de leur appréciation des risques, en tenant compte de l’existence des procédures de vigilance relatives à la clientèle antérieures et du moment où elles ont été mises en œuvre, ou lorsque les éléments pertinents de la situation d’un client changent ou lorsque le professionnel, au cours de l’année civile considérée, est tenu, en raison d’une obligation légale, de contacter le client afin de réexaminer toute information pertinente en rapport avec le ou les bénéficiaires effectifs ou si cette obligation a incombé au professionnel en application de la loi modifiée du 18 décembre 2015 relative à la Norme commune de déclaration (NCD). (6) Les professionnels sont tenus de conserver et mettre rapidement à disposition les documents, données et informations ci-après aux fins de prévention et de détection d'un éventuel blanchiment ou d'un éventuel financement du terrorisme et des enquêtes en la matière menées par les autorités luxembourgeoises responsables de la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ou par les organismes d’autorégulation : a) en ce qui concerne les mesures de vigilance à l'égard du client, une copie des documents, des données et informations qui sont nécessaires pour se conformer aux obligations de vigilance à l'égard de la clientèle prévues aux articles 3 à 3-3, y compris, le cas échéant, les données obtenues par l’utilisation de moyens d’identification électronique, des services de confiance pertinents prévus par le règlement (UE) nº 910/2014 , ou tout autre processus d’identification sécurisé, électronique ou à distance, réglementé, reconnu, approuvé ou accepté par les autorités nationales compétentes, les livres de comptes, la correspondance commerciale, ainsi que les résultats de toute analyse réalisée, pendant cinq ans après la fin de la relation d'affaires avec le client ou après la date de la transaction conclue à titre occasionnel ; b) les pièces justificatives et enregistrements de transactions qui sont nécessaires pour identifier ou reconstituer des transactions individuelles afin de fournir, si nécessaire, des preuves dans le cadre d’une enquête ou instruction pénale, pendant cinq ans après la fin de la relation d'affaires avec le client ou après la date de la transaction conclue à titre occasionnel. La période de conservation visée au présent paragraphe, y compris la période de conservation prolongée qui ne dépasse pas cinq années supplémentaires, s’applique également en ce qui concerne les données accessibles par l’intermédiaire des mécanismes centralisés visés à l’article 32bis de la directive (UE) 2015/849 . Les professionnels sont également tenus de conserver les informations relatives aux mesures qui ont été prises afin d’identifier les bénéficiaires effectifs au sens de l’article 1er , paragraphe (7), point a), sous-points i) et ii). Sans préjudice des délais de conservation plus longs prescrits par d’autres lois, les professionnels sont tenus d’effacer les données à caractère personnel à l'issue des périodes de conservation visées à l’alinéa 1er. Les autorités de contrôle peuvent exiger, dans des affaires spécifiques, lorsque cela est nécessaire à l’accomplissement de leurs missions au titre de la présente loi, qu’un professionnel conserve les données pendant une période supplémentaire qui ne peut excéder cinq ans. Par dérogation à l’alinéa 4, les professionnels conservent les données à caractère personnel pendant une période supplémentaire de cinq ans lorsque cette conservation est nécessaire pour la mise en œuvre efficace des mesures internes de prévention ou de détection des actes de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme. (6bis) Le traitement des données à caractère personnel en vertu de la présente loi est soumis au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données), dénommé ci-après règlement (UE) 2016/679 . Les données à caractère personnel ne sont traitées sur la base de la présente loi par des professionnels qu’aux fins de la prévention du blanchiment et du financement du terrorisme et ne font pas l’objet d’un traitement ultérieur d’une manière incompatible avec lesdites finalités. Le traitement des données à caractère personnel sur la base de la présente loi pour toute autre finalité est interdit. Les professionnels communiquent aux nouveaux clients les informations requises en vertu des articles 13 et 14 du règlement (UE) 2016/679 avant de nouer une relation d’affaires ou d’exécuter une transaction à titre occasionnel. Ces informations contiennent en particulier un avertissement général concernant les obligations légales des professionnels au titre de la présente loi en ce qui concerne le traitement des données à caractère personnel aux fins de la prévention du blanchiment et du financement du terrorisme. En application de l’article 5, paragraphe (5), alinéa 1er, le responsable de traitement limite ou diffère l’exercice du droit d’accès de la personne concernée aux données à caractère personnel la concernant lorsqu’une telle mesure est nécessaire et proportionnée pour : a) permettre au professionnel, à la cellule de renseignement financier, à une autorité de contrôle ou à un organisme d’autorégulation d’accomplir ses tâches comme il convient aux fins de la présente loi ou des mesures prises pour son exécution ; ou b) éviter de faire obstacle aux demandes de renseignements, analyses, enquêtes ou procédures à caractère officiel ou judiciaire, menées aux fins de la présente loi, des mesures prises pour son exécution ou de la directive (UE) 2015/849 et pour ne pas compromettre la prévention et la détection des cas de blanchiment ou de financement du terrorisme ni les enquêtes en la matière. Le traitement de données à caractère personnel sur base de la présente loi aux fins de la prévention du blanchiment et du financement du terrorisme est considéré comme une question d’intérêt public au titre du règlement (UE) 2016/679. (7) Les professionnels sont obligés d’accorder une attention particulière à toute activité leur paraissant particulièrement susceptible, par sa nature, d'être liée au blanchiment ou au financement du terrorisme, et notamment les transactions complexes ou d'un montant inhabituellement élevé, ainsi qu'à tous les types inhabituels de transactions n'ayant pas d'objet économique apparent ou d'objet licite visible.
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Art. 3. Customer due diligence obligations (1) Professionals are required to apply customer due diligence measures in the following cases: a) when establishing a business relationship; b) when carrying out an occasional transaction: i) amounting to EUR 15,000 or more, whether that transaction is carried out in a single operation or in several operations which appear to be linked; ii) that constitutes a transfer of funds within the meaning of Article 3, point 9), of Regulation (EU) 2023/1113 exceeding EUR 1,000; or iii) that constitutes a transfer of crypto-assets exceeding EUR 1,000; ba) in the case of persons trading in goods, when carrying out occasional transactions in cash amounting to EUR 10,000 or more, whether the transaction is carried out in a single operation or in several operations which appear to be linked; bb) in the case of providers of gambling services, upon the collection of winnings, the wagering of a stake, or both, when carrying out transactions amounting to EUR 2,000 or more, whether the transaction is carried out in a single operation or in several operations which appear to be linked; c) when there is a suspicion of money laundering or terrorist financing, regardless of any derogation, exemption or threshold; d) when there are doubts about the veracity or adequacy of previously obtained customer identification data. A Grand-Ducal regulation may amend the amount of the thresholds provided for in this paragraph. (2) Customer due diligence measures comprise: a) identifying the customer and verifying the customer's identity on the basis of documents, data or information obtained from a reliable and independent source, including, where available, electronic identification means and relevant trust services as set out in Regulation (EU) No 910/2014 of the European Parliament and of the Council of 23 July 2014 on electronic identification and trust services for electronic transactions in the internal market and repealing Directive 1999/93/EC, hereinafter "Regulation (EU) No 910/2014", or any other secure, remote or electronic identification process regulated, recognised, approved or accepted by the relevant national authorities; b) identifying the beneficial owner and taking reasonable measures to verify that person's identity, using relevant information or data obtained from a reliable and independent source, so that the professional is satisfied that it knows who the beneficial owner is, including, as regards legal persons, fiducies, trusts, companies, foundations and similar legal arrangements, taking reasonable measures to understand the ownership and control structure of the customer. For customers that are legal persons, the professional shall identify, and take reasonable measures to verify the identity of, the beneficial owners by means of the following information: i) the identity of the natural persons, if any, who ultimately hold a controlling ownership interest within the meaning of Article 1, paragraph (7), point a), point i), in a legal person; and ii) where, after point i) has been applied, there is doubt as to whether the persons with a controlling ownership interest are the beneficial owners, or where no natural person exerts control through ownership interests, the identity of the natural persons, if any, exercising control of the legal person through other means; and iii) where no natural person is identified under points i) and ii), the identity of the relevant natural person who holds the position of senior managing official. Professionals shall keep records of the actions taken and of any difficulties encountered during the verification process. For customers that are legal arrangements, professionals shall identify the beneficial owners, and take reasonable measures to verify the identity of those persons, by means of the following information: i) for fiducies and trusts, the identity of the settlor or settlors, of the fiduciary or fiduciaries or trustees, of the protector or protectors, if any, of the beneficiaries or, where the persons benefiting from the legal arrangement or entity have yet to be determined, of the class of persons in whose main interest the legal arrangement or entity is set up or operates, and of any other natural person exercising ultimate control over the fiducie or trust by means of direct or indirect ownership or by other means, including through a chain of ownership or control; ii) for other types of legal arrangements similar to fiducies or trusts, the identity of any person holding equivalent or similar positions to those referred to in point i); c) assessing and understanding the purpose and intended nature of the business relationship and, as appropriate, obtaining information on the purpose and intended nature of the business relationship; d) conducting ongoing monitoring of the business relationship, including scrutiny of transactions undertaken throughout the course of that relationship and, where necessary, of the source of funds, to ensure that those transactions are consistent with the professional's knowledge of the customer, its business and risk profile, and ensuring that the documents, data or information obtained in the exercise of customer due diligence are kept up to date and relevant. To that end, professionals shall review existing records, in particular for categories of customers presenting higher risks. The identification and verification obligation laid down in the first subparagraph, points a) and b), also includes, where applicable: a) for all customers, the obligation to verify that any person purporting to act on behalf of the customer is so authorised, and to identify and verify the identity of that person; b) for customers that are legal persons or legal arrangements: i) the obligation to understand the nature of their business and their ownership and control structure; ii) the obligation to verify the name, legal form and current existence of the legal person or legal arrangement, in particular by obtaining proof of incorporation or similar proof of establishment or current existence; iii) the obligation to obtain information on the customer's name, the names of the trustees of fiducies, the legal form, the address of the registered office and, if different, that of one of the principal places of business, the names of the relevant persons holding senior management positions in the legal person or legal arrangement, and the provisions regulating the power to bind the legal person or legal arrangement. In the case of a real estate transaction, the professionals referred to in Article 2, paragraph (1), points 10 and 10bis, are required to apply customer due diligence measures to both the buyers and the sellers of the property. (2bis) Professionals shall apply each of the customer due diligence obligations set out in paragraph (2). With the exception of the identification provided for in Article 3, paragraph (2), letters a) and b), professionals shall determine the extent of those measures on the basis of their assessment of the risks associated with the types of customers, countries or geographic areas and particular products, services, transactions or delivery channels. In all circumstances, professionals shall identify the customer and the beneficial owner as referred to in paragraph (2). In their assessment of money laundering and terrorist financing risks associated with types of customers, countries and geographic areas and particular products, services, transactions or delivery channels, professionals shall take into account the risk variables relating to those risk categories. Those variables, taken into account individually or in combination, may increase or decrease the potential risk and, accordingly, have an impact on the appropriate level of due diligence measures to be implemented. Those variables include in particular the variables set out in Annex II. Professionals must be able to demonstrate to the supervisory authorities or self-regulatory bodies that the measures they apply in accordance with this Article, Articles 3-1, 3-2 and 3-3 and the measures taken for their implementation are appropriate in view of the money laundering and terrorist financing risks that have been identified. Professionals shall not rely exclusively on central registers such as those referred to in Article 30, paragraph (3), and Article 31, paragraph 3a, of Directive (EU) 2015/849 to fulfil their customer due diligence obligations under this Article, Articles 3-1, 3-2 and 3-3 and the measures taken for their implementation. Professionals shall fulfil those obligations by applying a risk-based approach. (2ter) In the case of life insurance or other investment-related insurance business concluded or negotiated by them, in addition to the due diligence measures required for the customer and the beneficial owner, credit institutions and financial institutions shall apply the following due diligence measures to the beneficiaries of life insurance and other investment-related insurance policies as soon as the beneficiaries are identified or designated: a) in the case of beneficiaries that are specifically named persons or legal arrangements, taking their name; b) in the case of beneficiaries designated by characteristics, by class or by other means, obtaining sufficient information concerning those beneficiaries to satisfy the credit institutions or financial institutions that they will be able to establish the identity of the beneficiary at the time of the payout. With regard to the first subparagraph, points a) and b), verification of the identity of the beneficiaries shall take place at the time of the payout. In the case of assignment, in whole or in part, of a life or other investment-related insurance to a third party, credit institutions and financial institutions aware of the assignment shall identify the beneficial owner at the time of the assignment to the natural or legal person or legal arrangement receiving for its own benefit the value of the policy assigned. Credit institutions and financial institutions shall include the beneficiary of a life insurance policy as a relevant risk factor in determining whether enhanced due diligence measures are applicable. If a credit institution or financial institution determines that a beneficiary of a life insurance policy which is a legal person or a legal arrangement presents a higher risk, the enhanced due diligence measures should include reasonable measures to identify and verify the identity of the beneficial owner of the beneficiary of the life insurance policy at the time of the payout. They shall file a suspicious transaction report with the CRF if the circumstances give rise to a suspicion of money laundering or terrorist financing. (2quater) In the case of beneficiaries of fiducies, trusts or similar legal arrangements that are designated by particular characteristics or class, professionals shall obtain sufficient information concerning the beneficiary to satisfy themselves that they will be able to establish the identity of the beneficiary at the time of the payout or at the time of the exercise by the beneficiary of its vested rights (4) Verification of the identity of the customer and of the beneficial owner must take place before the establishment of a business relationship or the carrying-out of the transaction. When entering into a new business relationship with a company or other legal entity, a fiducie, a trust or a legal arrangement having a structure or functions similar to a trust for which beneficial ownership information must be registered pursuant to Article 30 or 31 of Directive (EU) 2015/849, professionals shall collect proof of registration or an excerpt of the register and compare their information with that in the registers in order to detect any erroneous data or the absence of all or part of the data, or the absence of a registration, modification or deregistration. Professionals shall proceed in the same way in the course of the ongoing monitoring of the business relationship. However, verification of the identity of the customer and of the beneficial owner may take place during the establishment of a business relationship if this is necessary so as not to interrupt the normal conduct of business and where there is little risk of money laundering or terrorist financing. In such situations, those measures shall be taken as soon as practicable after the initial contact and professionals shall take measures to manage the money laundering and terrorist financing risk effectively. By way of derogation from the first subparagraph of this paragraph, the opening of an account with a credit institution or financial institution, including an account permitting transactions in transferable securities, is allowed exceptionally if this is essential so as not to interrupt the normal conduct of business and the money laundering and terrorist financing risks are effectively managed, provided that sufficient safeguards are put in place to ensure that transactions are not carried out by the customer or on its behalf until full compliance with the customer due diligence obligations laid down in paragraph (2), points a) and b), has been obtained, and that the measures necessary to achieve such compliance are taken as soon as reasonably possible. The keeping of anonymous accounts, anonymous savings books or anonymous safe-deposit boxes, and of accounts in obviously fictitious names, is prohibited. The keeping of numbered accounts, numbered savings books or numbered safe-deposit boxes is prohibited. A professional that is unable to comply with paragraph 2, points a) to c), and, where applicable, paragraphs (2ter) and (2quater), shall not carry out a transaction through a bank account, establish a business relationship or carry out the transaction, and shall terminate the business relationship and shall consider filing a suspicious transaction report with the CRF in accordance with Article 5. The fourth subparagraph shall not apply to the professionals referred to in Article 2, paragraph (1), points 8, 9, 11, 11bis, 12 and 13, letter a), strictly to the extent that those persons ascertain the legal position of their client or perform their task of defending or representing that client in, or concerning, judicial proceedings, including providing advice on instituting or avoiding such proceedings. Professionals must also adopt risk management procedures concerning the conditions under which a customer may benefit from the business relationship before verification of identity. In cases where professionals suspect that a transaction relates to money laundering or terrorist financing and may reasonably believe that performing the due diligence process would tip off the customer, they may choose not to pursue that process and to file a suspicious transaction report with the CRF instead. (5) Professionals are required to apply customer due diligence procedures not only to all their new customers but also, at appropriate times, to existing customers on a risk-sensitive basis, taking into account the existence of earlier customer due diligence procedures and when they were carried out, or when the relevant circumstances of a customer change, or when the professional has any legal duty in the course of the relevant calendar year to contact the customer for the purpose of reviewing any relevant information relating to the beneficial owner or owners, or if the professional has had this duty under the amended Law of 18 December 2015 on the Common Reporting Standard (CRS). (6) Professionals are required to retain, and make promptly available, the following documents, data and information for the purpose of preventing and detecting possible money laundering or terrorist financing and of investigations in that regard carried out by the Luxembourg authorities responsible for combating money laundering and terrorist financing or by the self-regulatory bodies: a) in the case of customer due diligence, a copy of the documents, data and information necessary to comply with the customer due diligence obligations laid down in Articles 3 to 3-3, including, where available, information obtained through electronic identification means, relevant trust services as set out in Regulation (EU) No 910/2014 or any other secure, remote or electronic identification process regulated, recognised, approved or accepted by the competent national authorities, account files and business correspondence, as well as the results of any analysis undertaken, for a period of five years after the end of the business relationship with the customer or after the date of the occasional transaction; b) the supporting evidence and records of transactions necessary to identify or reconstruct individual transactions so as to provide, if necessary, evidence in criminal investigations or proceedings, for a period of five years after the end of the business relationship with the customer or after the date of the occasional transaction. The retention period referred to in this paragraph, including the extended retention period not exceeding five additional years, also applies to the data accessible through the centralised mechanisms referred to in Article 32a of Directive (EU) 2015/849. Professionals are also required to keep information on the actions taken in order to identify the beneficial owners within the meaning of Article 1, paragraph (7), point a), sub-points i) and ii). Without prejudice to longer retention periods prescribed by other laws, professionals are required to delete personal data at the end of the retention periods referred to in the first subparagraph. The supervisory authorities may, in specific cases where this is necessary for the performance of their tasks under this Law, require a professional to retain the data for a further period not exceeding five years. By way of derogation from the fourth subparagraph, professionals shall retain personal data for a further period of five years where such retention is necessary for the effective implementation of internal measures to prevent or detect money laundering or terrorist financing. (6bis) The processing of personal data under this Law is subject to Regulation (EU) 2016/679 of the European Parliament and of the Council of 27 April 2016 on the protection of natural persons with regard to the processing of personal data and on the free movement of such data, and repealing Directive 95/46/EC (General Data Protection Regulation), hereinafter Regulation (EU) 2016/679. Personal data shall be processed by professionals on the basis of this Law only for the purposes of the prevention of money laundering and terrorist financing and shall not be further processed in a manner that is incompatible with those purposes. The processing of personal data on the basis of this Law for any other purpose is prohibited. Professionals shall provide new customers with the information required under Articles 13 and 14 of Regulation (EU) 2016/679 before establishing a business relationship or carrying out an occasional transaction. That information shall in particular contain a general notice concerning the legal obligations of professionals under this Law with regard to the processing of personal data for the purposes of the prevention of money laundering and terrorist financing. Pursuant to Article 5, paragraph (5), first subparagraph, the controller shall restrict or defer the exercise of the data subject's right of access to personal data concerning him or her where such a measure is necessary and proportionate in order to: a) enable the professional, the financial intelligence unit, a supervisory authority or a self-regulatory body to perform its tasks properly for the purposes of this Law or the measures taken for its implementation; or b) avoid obstructing official or legal inquiries, analyses, investigations or procedures conducted for the purposes of this Law, the measures taken for its implementation or Directive (EU) 2015/849, and to ensure that the prevention and detection of money laundering or terrorist financing and investigations in that regard are not jeopardised. The processing of personal data on the basis of this Law for the purposes of the prevention of money laundering and terrorist financing is considered to be a matter of public interest under Regulation (EU) 2016/679. (7) Professionals are required to pay special attention to any activity which they regard as particularly likely, by its nature, to be related to money laundering or terrorist financing, and in particular complex or unusually large transactions, and all unusual patterns of transactions which have no apparent economic or visible lawful purpose.
Plain English
The core customer due diligence (CDD) article. Triggers (1): establishing a business relationship; an occasional transaction of EUR 15,000 or more (single or linked), a transfer of funds over EUR 1,000 or a crypto-asset transfer over EUR 1,000; cash transactions of EUR 10,000 or more for traders in goods; stakes or winnings of EUR 2,000 or more for gambling providers; any suspicion of ML/TF whatever the threshold or exemption; and doubts about earlier identification data. CDD comprises (2): identifying and verifying the customer from reliable independent sources (eIDAS means and other approved remote processes allowed); identifying the beneficial owner and taking reasonable measures to verify, understanding the ownership and control structure; for legal persons, in cascade, the holders of a controlling ownership interest, then (if doubt or none) those controlling by other means, then the senior managing official, recording the steps taken and difficulties met; for fiducies and trusts, every settlor, fiduciary or trustee, protector, beneficiary (or class) and other controller, including through a chain of control, and equivalents for similar arrangements; understanding the purpose and intended nature of the relationship; and ongoing monitoring, including source of funds where necessary and keeping CDD data up to date, reviewing records especially for higher-risk customers. Identification also covers verifying the authority and identity of anyone acting for the customer and, for legal persons and arrangements, understanding the business and structure, verifying name, legal form and existence, and obtaining the names of trustees and senior managers, the registered office and main place of business, and the powers to bind. Real estate agents and developers apply CDD to buyers and sellers. (2bis) Every CDD measure applies; apart from identification of customer and beneficial owner (always required), the extent is set by risk, taking account of the Annex II variables; the professional must be able to show its supervisor or SRO that its measures are appropriate, and must not rely exclusively on central beneficial ownership registers. (2ter) For life and investment-related insurance, credit and financial institutions must record named beneficiaries, obtain enough information on beneficiaries designated by class to identify them at payout, verify identity at payout, identify the beneficial owner on assignment of a policy, treat the beneficiary as a risk factor for enhanced due diligence (including identifying the beneficiary's beneficial owner at payout where a legal-person beneficiary is higher risk) and report suspicions to the CRF. (2quater) The same applies to trust beneficiaries designated by class. (4) Verification must take place before the relationship or transaction. For customers whose beneficial ownership must be registered under Articles 30 or 31 of Directive (EU) 2015/849, the professional must obtain proof of registration or a register extract at onboarding and during ongoing monitoring and compare it with its own information to detect errors, gaps or missing filings. Verification may be completed during onboarding only where necessary not to interrupt business and the risk is low, as soon as practicable and with risk management procedures; a bank or financial institution may exceptionally open an account (including a securities account) before verification if no transactions are carried out until verification of customer and beneficial owner is complete. Anonymous, obviously fictitious-name and numbered accounts, savings books and safe-deposit boxes are prohibited. A professional that cannot complete identification, beneficial ownership and purpose (and the insurance and trust-beneficiary measures) must not open the account, establish the relationship or carry out the transaction, must end any existing relationship and must consider reporting to the CRF; this does not apply to auditors, accountants, notaries, bailiffs, lawyers and tax advisers when ascertaining a client's legal position or defending or representing the client in proceedings. Where performing CDD would tip off a suspected customer, the professional may stop CDD and report to the CRF instead. (5) CDD must also be applied to existing customers at appropriate times on a risk basis, when their circumstances change, and when the professional must contact them that year about beneficial ownership information, including under the CRS law. (6) CDD records (including eID data, account files, correspondence and analyses) and transaction records must be kept for five years after the relationship ends or the occasional transaction, and made available promptly; the same period applies to data accessible through the centralised account mechanisms; the steps taken to identify beneficial owners must also be recorded. Personal data must then be deleted, unless another law requires longer, a supervisor requires up to five more years in a specific case, or a further five years is needed for the professional's own effective ML/TF prevention or detection. (6bis) Personal data processed under this Law are subject to the GDPR, may be used only for AML/CFT purposes, and new customers must receive the GDPR Articles 13 and 14 information, including a general notice of the professional's AML/CFT obligations, before onboarding or an occasional transaction; access rights must be restricted or deferred where necessary not to prejudice the professional's, the CRF's or supervisors' tasks or investigations. (7) Professionals must pay special attention to activity particularly likely by its nature to be linked to ML/TF, especially complex or unusually large transactions and unusual patterns with no apparent economic or lawful purpose. The consolidated text has no paragraph (3).
Obligation
Apply CDD on each statutory trigger (new relationship; occasional transactions of EUR 15,000+, funds or crypto-asset transfers over EUR 1,000; suspicion; doubtful data): identify and verify the customer and beneficial owner (cascade for legal persons; all trust parties), understand purpose, structure and business, verify agents' authority, check beneficial ownership registers and record discrepancies, monitor the relationship and keep data current, verify before onboarding (narrow exceptions), refuse or terminate and consider an STR where CDD cannot be completed, never keep anonymous or numbered accounts, apply CDD to existing customers on a risk basis, keep CDD and transaction records for five years and delete them afterwards, give GDPR notices to new customers, and pay special attention to complex or unusual transactions.
Collect information Verify Assess Retain records Prohibited action Report
Data items: customer identity and verification evidence, beneficial owner identity and ownership and control structure, purpose and intended nature of the relationship, authority and identity of persons acting for the customer, beneficial ownership register proof or extract and discrepancy check, life insurance and trust beneficiary information, CDD and transaction records (five years), GDPR information notice to new customers
Les professionnels sont obligés d’appliquer des mesures de vigilance à l'égard de leur clientèle dans les cas suivants
Translation: Professionals are required to apply customer due diligence measures in the following cases
Applies to
- Firm types
- Credit institution, Financial institution, Payment institution, E-money institution, Cryptoasset business, Investment firm, All relevant persons
- Business lines
- All business lines
- Customer types
- All customer types
- Stages
- Onboarding, Ongoing review, Offboarding
- Conditions
- Triggered by a new business relationship, an occasional transaction at or above the thresholds, a suspicion of ML/TF (no threshold) or doubt about earlier identification data; extent set by risk except identification of customer and beneficial owner. Paragraph (2ter) applies to credit and financial institutions concluding or negotiating life or investment-related insurance.
- Exceptions
- Verification may be completed during onboarding where necessary and low-risk, and a bank or financial institution account may exceptionally be opened before verification if no transactions run until it is complete. The refuse-or-terminate rule does not apply to auditors, accountants, notaries, bailiffs, lawyers and tax advisers when ascertaining a client's legal position or acting in proceedings.